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Taxe de séjour Airbnb : ce que la plateforme collecte et ce qui reste à votre charge

La taxe de séjour est payée par le voyageur, collectée par l'hébergeur ou par la plateforme qui encaisse la réservation, puis reversée à la commune. Sur les réservations Airbnb, la plateforme la collecte automatiquement dans les communes au régime réel ; vos réservations directes, en revanche, restent sous votre responsabilité.

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L'essentiel en 30 secondes

  • La taxe de séjour est payée par le voyageur ; le loueur ou la plateforme qui encaisse la réservation la collecte et la reverse à la commune.
  • Sur les réservations encaissées par la plateforme, la collecte est automatique dans les communes au régime réel.
  • Les réservations directes et les communes au régime forfaitaire restent à la charge du loueur.
  • Renseignez le type et le classement du logement dans l'annonce, sinon le taux du meublé non classé s'applique.

Qui paie la taxe de séjour sur une location Airbnb

La taxe de séjour Airbnb n’est pas un impôt du propriétaire : elle est due par le voyageur qui séjourne dans une commune où il n’est pas domicilié. Le loueur, ou la plateforme qui encaisse la réservation, n’en est que le collecteur, chargé de la percevoir puis de la reverser à la commune ou à l’intercommunalité qui l’a instituée.

Cette distinction compte pour vos prix. La taxe s’ajoute au montant de la nuitée et doit apparaître séparément sur la facture remise au voyageur. Un loueur qui l’intègre dans son tarif sans la distinguer réduit sa propre marge et complique ses déclarations, sans aucun bénéfice pour le client.

Certaines personnes en sont exonérées : les mineurs, les salariés titulaires d’un contrat de travail saisonnier employés dans la commune, les personnes bénéficiant d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire, ainsi que les occupants d’un logement dont le loyer est inférieur à un montant fixé par le conseil municipal. Pour une famille de deux adultes et deux enfants, seuls les deux adultes sont donc taxés.

Connaître précisément qui est redevable évite les deux erreurs les plus courantes : taxer des enfants, ce qui fait payer au client une somme qu’il ne doit pas, ou oublier des adultes, ce qui laisse un manque à reverser à la charge du loueur.

Comment se calcule la taxe pour un meublé classé ou non classé

La taxe de séjour est facultative : chaque commune ou intercommunalité décide de l’instituer et fixe ses tarifs par délibération, prise avant le 1er juillet pour une application au 1er janvier suivant. Les montants varient donc d’une ville à l’autre, à l’intérieur d’un barème légal revalorisé chaque année.

Pour un meublé de tourisme classé, le tarif est un montant fixe par personne et par nuit, qui dépend du nombre d’étoiles. Pour un logement non classé, la commune applique un taux compris entre 1 % et 5 % du coût de la nuitée hors taxes, ramené par personne, dans la limite du tarif le plus élevé qu’elle a adopté pour les hébergements classés. C’est souvent sur ce point que les loueurs se trompent, car le montant varie avec le prix de chaque réservation.

À la taxe communale peuvent s’ajouter des taxes additionnelles. Le département peut instituer une taxe additionnelle départementale de 10 % ; en Île-de-France s’ajoutent une majoration de 15 % et une autre de 200 % destinées au financement des transports ; certaines régions traversées par de nouvelles lignes ferroviaires appliquent une majoration de 34 %. Ces montants se calculent sur la taxe communale, pas sur le prix de la nuit.

Le tarif exact de votre commune se consulte en mairie, à l’office de tourisme ou sur le service en ligne de l’administration fiscale qui recense les délibérations. Le vérifier une fois par an évite de facturer un barème périmé à vos voyageurs.

Ce que la plateforme collecte à votre place, et ce qu’elle ne collecte pas

Depuis le 1er juillet 2018, la plateforme collecte automatiquement la taxe de séjour sur les réservations qu’elle encaisse dans les communes ayant institué la taxe au régime réel et inscrites auprès de l’administration fiscale, et la législation l’impose aux plateformes depuis 2019. Elle reverse ensuite les sommes aux communes deux fois par an, en juin et en décembre, avec le détail de chaque location.

Pour que le bon taux s’applique, vous devez indiquer dans les paramètres de votre annonce la nature de votre hébergement et son classement. Sans cette information, c’est le taux du meublé non classé qui s’applique, ce qui peut faire payer à vos voyageurs plus ou moins que le tarif réel de votre catégorie. Le nom et le code postal de la commune doivent aussi être à jour, car les fusions de communes modifient parfois les rattachements.

La collecte automatique ne couvre pas tout. Dans une commune au régime forfaitaire, la taxe est due par le loueur lui-même, calculée sur la capacité d’accueil, et la plateforme ne la perçoit pas. Et toutes les réservations prises en direct, par téléphone, par e-mail ou sur votre propre site, restent entièrement à votre charge : c’est à vous de percevoir la taxe avant le départ du voyageur et de la déclarer.

Le risque le plus fréquent est de la faire payer deux fois : une première fois par la plateforme, une seconde fois par le loueur qui l’ajoute à la remise des clés. Un voyageur qui s’en aperçoit le signale dans son avis, et l’erreur coûte bien plus que la taxe elle-même.

Déclarer et reverser la taxe sur vos réservations directes

Sur chaque réservation que vous encaissez vous-même, la taxe est collectée auprès du voyageur avant son départ, même si le loyer est payé plus tard. Le montant figure sur la facture, sur une ligne distincte du prix de la nuitée, et le tarif doit être affiché dans le logement.

Vous déclarez ensuite les nuitées et les sommes perçues à la commune, selon la périodicité qu’elle a fixée, puis vous les reversez au comptable public. Beaucoup de collectivités proposent une plateforme de déclaration en ligne, où il faut distinguer la taxe communale des taxes additionnelles. Cette déclaration de taxe de séjour est différente de la déclaration du meublé de tourisme en mairie, qui reste une obligation à part.

Un défaut de déclaration ou un paiement en retard exposent à une taxation d’office après mise en demeure, et chaque mois de retard entraîne des intérêts de 0,20 %. Les plateformes transmettent aux communes le détail de chaque location qu’elles encaissent, ce qui rend les écarts avec vos propres déclarations faciles à repérer.

Conciergeries et loueurs de plusieurs logements : tenir un registre fiable

Avec un seul logement loué uniquement par la plateforme, la taxe de séjour se gère presque seule. Dès que vous gérez plusieurs biens, dans plusieurs communes, avec une part de réservations directes, la situation se complique : chaque commune a son tarif et sa périodicité, et chaque séjour doit être rangé du bon côté, collecté par la plateforme ou à déclarer vous-même.

La méthode qui évite les erreurs consiste à tenir, pour chaque logement, la liste des séjours avec leurs dates, leur origine, le nombre de voyageurs adultes et la taxe perçue. En fin de période, il suffit alors d’isoler les réservations directes pour préparer la déclaration, sans reprendre les relevés de chaque plateforme un par un.

Pour une conciergerie, ce registre sert aussi auprès des propriétaires : il justifie les sommes perçues et reversées pour leur compte, et il rassure lors d’un contrôle de la commune.

Centraliser vos réservations pour déclarer sans erreur

La plupart des erreurs de taxe de séjour viennent d’un planning éclaté entre la plateforme, un agenda et un carnet de réservations directes. Réunir tous les séjours au même endroit, avec leur origine, rend immédiatement visible ce qui a été collecté par la plateforme et ce qu’il vous reste à déclarer.

C’est ce que fait Etelya pour les loueurs et les conciergeries : vos réservations Airbnb sont importées automatiquement dans le planning, à côté de vos réservations directes, et chaque séjour garde son origine. Vous pouvez l’essayer 30 jours sans carte bancaire depuis la page consacrée à la gestion de location courte durée.

Carte Calendriers d’une chambre dans Etelya : lien Etelya à coller dans les annonces et calendriers Airbnb et Booking.com importés, à jour
Les calendriers d’un logement : le lien Etelya à coller dans vos annonces et les calendriers importés.

Questions fréquentes

Qui doit payer la taxe de séjour sur Airbnb ?

Le voyageur non domicilié dans la commune. La plateforme la collecte sur les réservations qu'elle encaisse dans les communes au régime réel, puis la reverse à la commune.

Faut-il déclarer la taxe de séjour quand la plateforme la collecte ?

Non pour les réservations qu'elle encaisse dans une commune au régime réel. Oui pour vos réservations directes, que vous collectez et déclarez vous-même à la commune.

Textes de référence

Pages officielles consultées le 23 octobre 2026. Ce guide est relu à chaque évolution des textes.

L'équipe Etelya, Éditeur du logiciel Etelya, Codyweb

L'équipe qui conçoit et développe Etelya, le logiciel de gestion hôtelière et de location courte durée de Codyweb. Les guides sont relus à chaque évolution du produit, et les guides réglementaires à chaque loi de finances. Tous ses guides